Ça déménage
Date de création : 2020
Localisation : Grenoble, Lyon et Chambéry
Catégorie : Violences, Déménagement et Reconstruction

Crédit Monsieur Yassine Lemonnier

Crédit Monsieur Yassine Lemonnier
Créée en novembre 2020, notre association accompagne les femmes victimes de violences et leurs enfants en prenant en charge la logistique de leur départ et de leur emménagement. Entièrement gratuit, notre soutien permet de sécuriser leur décohabitation et d’encourager un départ définitif dans les meilleures conditions.
Posons Trois Questions Essentielles à Ça déménage
Quelle est l’histoire de la genèse de votre association et les motivations derrière sa création ?
En septembre 2020, Denis Laquaz découvre l’association canadienne Transit Secours, spécialisée dans le déménagement d’urgence de femmes victimes de violences. Inspiré, il propose cette initiative aux associations grenobloises d’hébergement d’urgence. Le constat partagé par les structure sollicitées est sans appel : avant d’aider les femmes à déménager, il faut les aider à meubler leur logement en sortie d’hébergement d’urgence. L’association est officiellement créée le 30 novembre 2020, et dès décembre, les premiers meubles sont collectés. Rapidement, les demandes affluent.
En septembre 2023, l’idée originale est officiellement intégré aux dispositifs proposés par Ça déménage : l’association accompagne désormais les femmes de la sortie du foyer partagé avec l’auteur jusqu’à leur installation dans un nouvel appartement, tout en offrant un stockage temporaire sécurisé de leurs affaires personnelles.
Quelles sont vos perspectives d’évolution (territoriales, numériques, différents types d’actions etc.) ?
Notre association avait initialement vocation à couvrir l’ensemble du département, mais la demande dépasse les frontières iséroises. Nous avons, depuis 2024, ouvert 2 antennes supplémentaires à Lyon et à Chambéry. L’objectif est de rendre les dispositifs proposés accessible au plus grand nombre et envisageons désormais l’essaimage de notre activité sur l’ensemble de la région Auvergne Rhône-Alpes, notamment dans la Loire, la Drôme et la Haute-Savoie. Nous réfléchissons en parallèle à diversifier notre aide logistique pour compléter nos dispositifs et être toujours au plus près des besoins de nos bénéficiaires..

Crédit Monsieur Yassine Lemonnier

Crédit Monsieur Yassine Lemonnier
Quelques mots sur les détresses spécifiques aux femmes et la nécessité d’agir pour elles ?
Notre inquiétude actuelle porte sur les besoins en financement des structures d’accompagnement des victimes : on sait qu’une femme se met en danger lorsqu’elle se décide à demander de l’aide. Elle s’émancipe, l’auteur perd le contrôle, la violence augmente. On ne peut d’une part mener une politique publique visant à encourager les femmes à parler des violences qu’elles subissent tout en diminuant le budget qui leur est alloué sans avoir conscience que cette baisse sera automatiquement répercutée sur les victimes.
C’est, littéralement, une question de vie ou de mort. Le budget d’aide aux victimes doit, au pire, être sanctuarisé, au mieux augmenté pour pallier à l’augmentation des demandes. Dans ce type de situation, le soutien apporté par DAPAT est extrêmement précieux et essentiel à la poursuite de nos activités.
Rendez-vous sur leur site officiel et leur réseaux sociaux :




