Agir pour la Santé des Femmes
Date de création : 2001
Localisation : Paris et Lille
Catégorie : Santé, Solidarité et Précarité


Créée en 2001, l’association ADSF – Agir pour la santé des femmes accompagne les femmes en situation de grande précarité de manière inconditionnelle en organisant des actions favorisant un accès à des soins adaptés à leur genre et à leur parcours de vie.
Posons Trois Questions Essentielles à Agir pour la Santé des Femmes
Quelle est l’histoire de la genèse de votre association et les motivations derrière sa création ?
Fondée en 2001 par le gynécologue-obstétricien Bernard Guyon et des professionnels de santé engagés, l’ADSF est née d’un constat : les femmes en grande précarité restent les grandes oubliées de l’accès aux soins. D’abord présente dans un cadre humanitaire, l’association s’est concentrée sur la santé sexuelle et reproductive des femmes sans-abri et/ou hébergées en urgence, un besoin spécifique largement ignoré.
Peu à peu, elle a élargi son action face à d’autres vulnérabilités : violences, isolement, absence de suivi médical, précarité menstruelle. Présente sur deux territoires à Paris et Petite Couronne et à Lille, l’ADSF est aujourd’hui un acteur essentiel pour défendre un accès inconditionnel à la santé et aux droits des femmes rendues invisibles.
Quelles sont vos perspectives d’évolution (territoriales, numériques, différents types d’actions etc.) ?
Après 23 ans sur le terrain, l’ADSF se prépare à franchir une nouvelle étape : renforcer ses équipes et se déployer sur de nouveaux territoires pour apporter une réponse adaptée aux besoins en santé des femmes les plus vulnérables. Le soutien du Fonds de dotation DAPAT va permettre d’aménager les nouveaux locaux parisiens et s’inscrit pleinement dans cette volonté d’amélioration de ses missions d’accompagnement. Forte de son ancrage en Île-de-France et à Lille, l’ADSF ouvre la voie à un déploiement national de ses activités. L’antenne de Lille, dont la restructuration a été finalisée en 2025, sert désormais de modèle pour de futures implantations à Marseille et en Ile-de-France avec la mise en place d’une unité mobile dès 2026. Et d’ici 2028, l’ADSF se projette de se déployer sur de nouveaux territoires afin de porter un plaidoyer fort et de faire entendre la voix de celles qu’on ne voit pas.
Quelques mots sur les détresses spécifiques aux femmes et la nécessité d’agir pour elles ?
Les femmes rencontrées et accompagnées par les équipes de l’ADSF arrivent épuisées par leur parcours. Beaucoup ont fui des violences, traversé de longues et dangereuses routes d’exil et/ou subi l’exploitation. À leur arrivée, elles peinent à se concentrer sur leurs besoins et leur santé est fragile. Les maladies chroniques sont aggravées par la rue, l’instabilité ou l’absence totale de suivi ce qui accélère la dégradation de leur état de santé.
Les chiffres le révèlent : 63 % sont arrivées en France depuis moins de trois ans, 50 % vivent à la rue, 16 % ont été victimes de traite. Presque toutes, 98 % ont subi des violences sexuelles et 75 % survivent sans aucune ressource. Et dans le contexte géopolitique et économique actuel, agir pour ces femmes est une urgence alors que leurs besoins primaires ne cessent d’augmenter.
Donner accès à la santé aux femmes les plus vulnérables, de plus en plus souvent accompagnées de jeunes enfants, c’est leur rendre un droit fondamental : celui d’être écoutées, soignées et protégées.
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